C’est avec une énorme surprise que j’ai entendu, dans une émission de France Inter, des poèmes de BAFFO.

Je ne le connaissait pas encore. Ecrivain vénitien du XVIII° siècle. Sa poésie est essentiellement érotique.
Même si une forte misogynie imprègne certain de ses poèmes, un bon nombre est agréable à entendre, quand ils sont bien dit. Et j’ai eu la chance de les entendre dit par une comédienne qui su en faire apprécié la coquinerie.

Mesdames amusez-vous :

Eloge du cul

Ô trou du cul,qui formes un rond parfait entre deux collines, tu es, comme un vase plein de musc, précieusement gardé par ces deux masses de chair.
Tu es comme un melon fendu en deux, et l’architecte le plus célèbre ne pourrait former un plus beau groupe, car l’art ne peut pas l’emporter sur la nature.
Ô cher cul, étonnant chef-d’œuvre, quelles charmantes beautés tu déploies, quand on soulève le voile qui te couvre !
On aperçoit des montagnes, des vallées et un bosquet au milieu, et j’approuve les braves gens qui choisissent cet endroit pour leur demeure.

Allez un dernier pour la route

Le péché d’Adam

Ce qui me contrarie le plus dans le péché d’Adam, ce n’est pas qu’il nous ait causé le désagrément d’avoir des mouches, des bêtes et des insectes venimeux en grandes quantité ;
Ce n’est ni les maladies, ni la peste, ni les bubons, ni les squirrhes, ni les chiens, ni la guerre, qui occasionne tant de maux et d’infirmités ;
Ce n’est ni les orages, ni les ouragans ; ce n’est pas non plus la nécessité de mourir, quoique ce soit bien embêtant.
Ce qui me chagrine le plus, c’est que, depuis ce péché, la femme ait toujours voulu se couvrir le con.