Elle vient de partir.
Une urgence dans sa famille.

« J’en ai juste pour 2/3 jours, une semaine maxi. »

La porte à peine fermé, elle me manque déjà.

Ce soir je dormirai seul.
Dans ce grand lit.
Sans son corps, chaud et tendre.

Je ne pourrais laisser mes mains glisser sur sa peau.
Douce.
J’aime ses seins, petits, légèrement aréolé de rose.
Je ne pourrais, de ma bouche, les baiser.
Délicatement passer ma langue autour des tétins. Les érigeant fiers et conquérants.
Mes doigts, légers, suivant les courbes graciles.
Sentir les saveurs sucrés de son sexe. Pétales de roses offertes à ma langue, avide de ses dons.

Son regard se trouble.
Elle soupire, halète doucement.
Attentif à son plaisir, tout doucement, de la langue et des doigts je l’explore.
Plaisir toujours renouvelé.

Elle se relève doucement.
Ses lèvres enflamment ma peau.
Ses doigts, le long de mon dos, allument des vertiges arc en ciel.
Elle me pousse doucement, se met à l’aise, la pulpe de ses doigts, doucement, frôle mon sexe impatient.
Ses lèvres se joignent au jeu.
De longs frissons m’imprègnent.

Nous nous retrouvons enlacés, soudés l’un à l’autre.
Jouissance des corps et des âmes.

Le sommeil nous trouve, toujours imbriqués.

Sauf ce soir.
Je suis seul.
C’est long une semaine.
Revient moi vite.