Alors, s'il est exact que c'est dans les vieux toupins qu'on fait les meilleures soupes; Le ragoût de toupines a de fort relents de faisandé.

Jugez en par vous même.

En Provence, la daube, de boeuf, de taureau ou de poupre (en français: poulpe) ça se fait dans une daubière.

Ceci est une daubière

A ne pas confondre avec

ça qui est une toupine, et dans laquelle on ne fait rien cuire.

Et oui, c'est un vase de nuit, l'équivalent du pot de chambre de votre enfance.

Ce qui a beaucoup marqée Samantdi, c'était le mode de collectage des dites toupines.

Il faut se souvenir que jusqu'au milieu des années 50 du siècle dernier, peu de ville française possédaient de système de tout à l'égout. Alors!!!

Ben, chez nous, il y avait...

...Le Torpilleur.

Je vous laisse imaginer le détail des opérations.
Ainsi que la saveur, j'allais dire le fumet, des anecdotes racontées par les anciens.
Les disputes entre les femmes et les sergents de ville chargées de faire respecter les heures de dépots des toupines et l'interdiction de les laver aux fontaines.

La nuit, il fallait être très prudent en circulant dans les rues sombre. Un certain nombre de nos concitoyens ayant pris l'habitude de vider leurs toupines par les fenêtres.

Oh, ils prévenaient d'un vigoureux: "Passa ren?"
Seulement, souvent l'avertissement arrivait en même temps que giclait sur le pavé le contenu de la toupine.

Allez, je me replonge dans ma daube de poupre.

Bon appétit.