Mistral.
Le vent des fous
Le vent qui rend fou.

Chassant les nuages, secouant les arbres comme un damné, s’insinuant partout.
Ne nous laissant aucun répit, il vit, il respire, il nous rappelle qu’il est le seul maître. Que sans lui la Provence ne serait qu’un pays ensoleillé de plus.

C’est un vent épuisant. Secouant volets et fenêtres.
Restant tapi, caché on ne sait où, avant de ressortir avec force. Gare à tout ce qui traîne, Il emporte au loin : linges, pot de fleurs, papiers négligemment offert à ses jeux.

Et encore, nous sommes en été.
L’hivers, à l’abri, au soleil : on cuit. En plein vent : on géle.

Il faut être né ici pour le supporter sans problème.
Je connais des personnes qui revivent sous ses coups de gueule.
J’en connais d’autres qui croyaient pouvoir venir vivre ici leurs retraites, et qui maintenant ne pense qu’à repartir tellement le Mistral leur rend la vie impossible.