Un vent de folie régnait dans la maison. On aurait dit que des lutins facétieux s’étaient emparés de l’esprit de chacun des membres de la maisonnée.
Les jumeaux, à cheval sur les chiens, un boxer débonnaire et un jeune danois plein de folie, se poursuivaient à grands cris.
Mon père, dans la cuisine envahie de récipients et d’assiettes à peine sale, cuisinait en chantant à tue tête Casta Diva.
Ma mère, en salopette graisseuse, courait du garage à la cuisine, surveillant les préparatifs, hurlant que nous ne serions jamais prêt, mais que la voiture sera réparée à temps.
Seuls Archie, Boris et Némo nos trois chats, précautionneusement installés en hauteur, semblaient non concernés par cette agitation.
Ebahi, je contemplais Amandine, 5 ans, expliquant avec sérieux et précision à sa poupée favorite les différent passages du livre qu’elle tenait entre les mains.
La Peste de Camus.

Interpellé par une douce voix, je me retournai pour découvrir une sorte de gnome hideux, au nez camus. Il se tenait sur le rebord de la fenêtre et semblait content de lui.

C’est alors que portant mes mains à mon visage je remarquai la cigarette.
Enfin… Plutôt le joint .

C’était ma première expérience.