Le fond de la cour était fermé par un haut mur aveugle supportant la cloche annonçant l’heure de rentrée dans les classes. Des élèves se perchaient sur une sorte de piédestal permettant d’attendre la chaîne. C’était de longues et dures bousculades pour avoir l’honneur de sonner la fin de la récré.
Un grand terrain vague jouxtant l’école servait de terrain de sport ainsi que de défouloir à la sortie.
L’école se trouvant proche, Jean-Marie s’y rendait et en revenait à pied. C’était autre chose pour aller au catéchisme. Il fallait marcher le long de la route. Heureusement à cette époque, les voitures étaient plutôt rares. Eux-mêmes n’en possédaient pas.

L’été, on pouvait se baigner juste en bas sous la maison. Il y eu même quelques tentative, surtout infructueuse, de pêche.

Mais c’était loin de tout. Peu de commerce à proximité. Il fallait beaucoup marcher. La famille ne possédait pas de voiture. Paul était loin de son travail.

Deux ans plus tard, ils déménagèrent. Les parents avaient trouvé un appartement dans le « centre-ville ».
Les commerces abondaient, et Paul pouvait se rendre à son travail à pied.

C’était une maison à étage qui occupait la majeure partie du terrain, laissant une cour bétonnée en forme de L. Quelques plates-bandes accueillaient une végétation légèrement luxuriante. Deux ou trois bananiers le long du mur ; quelques arbres sur un terre-plein surélevé.

Le premier étage, logement des proprios, comportait une tourelle, eux logeraient en rez-de-chaussée.

La porte d’entrée se trouvait au fond d’un renfoncement délimité à droite par l’escalier d’accès au premier, à gauche par le mur de la « salle de bain ».
D’abord un vestibule avec wc logé sous l’escalier. Puis venait une petite pièce éclairée sur sa droite par un mi-mur surmonté de vitres martelées la séparant de la cuisine longue et étroite avec fenêtre sur cour. C’est là que la famille prenait ses repas, la cuisine ne s’y prêtant pas.

Dans le prolongement, juste séparé par une grande ouverture, la pièce principale, à la fois salle à manger et lieu de vie de la famille. Une grande table au milieu, deux fauteuils à droite près de la porte-fenêtre. Contre le mur de gauche, un lit, Celui de Roseline. Plus tard c’est Jean-Marie qui occupera cette « chambre »

A gauche de la pièce à manger une porte mène dans ce qui sera la chambre de parents. Pas véritablement une chambre, mais plutôt un lieux où les parents dorment.
-Au fond à droite, une petite chambre éclairé par une fenêtre très haut placée donnant sur une cour surélevée. C’est le domaine de Jean-Marie.
-De l’autre coté, sans aucune séparation, « la salle de bain ». Enfin ce qui en tient lieu : il y a un évier qui servira de lavabo. C’est là que Jean-Marie aura aussi sa table de travail dès sa rentrée en sixième.

Enfin, une porte-fenêtre donne sur la cour du côté de l’entrée.

La cour et la maison sont entourées de haut mur isolant des voisins et de la rue. Un portail métallique complétait l’ensemble.