Cela faisait deux mois qu’ils étaient ensemble. Elle était très agréable à regarder, même si elle avait dépassé, de peu, la quarantaine, alors que lui n’avait pas encore fêté ses trente ans.
Ce n’est qu’après quelque temps qu’elle avait commencé à faire preuve d’indépendance.

D’abord elle n’avait pas voulu tenir compte de ses desiderata vestimentaire. Ce n’est pas qu’elle s’habillait mal, mais elle était toujours court-vêtue. Cela lui allait très bien, mais il voulait être le seul à pouvoir la contempler. Les hommes ayant la fâcheuse manie de se retourner sur son passage, et même parfois de l’aborder pour lui proposer d’allez boire du champagne avec eux, ou de l'inviter au resto.
Un soir, elle n’avait pas voulu aller chez lui. Prétextant qu’elle était fatiguée, qu’elle avait envie d’être seule, ajoutant perfidement que comme il allait regarder le match de foot avec ses copains, il la négligerait. Il eu beau argumenter que sa place était auprès de lui, elle fut intraitable. Le lendemain matin, à son réveil, il trouva le mot qu’elle lui avait laissé en partant au travail: ce soir, elle restait chez elle.
Elle snobait ses amis, les trouvant beauf, insignifiants et profiteurs.

Quand finalement elle se décida de revenir, son attaque fut fulgurante.
Calmement elle lui expliqua qu’elle était grande, majeure et vaccinée; En capacité de mener sa vie à sa guise et, perfidement, ajouta qu’elle n’avait pas besoin de son argent, étant financièrement indépendante.

Il en était resté comme « deux ronds de flan ».
D'origine italo-corse, il avait toujours porté la culotte dans le ménage.
Les femmes défilaient dans sa vie, jamais il ne lui était arrivé une chose pareille.
Toutes avaient été heureuses de s’appuyer sur lui et de profiter de son argent.
C’était à lui de les jetter dehors quand il en avait marre.
Mais là, il avait eu la nette impression qu’elle avait été à deux doigts de rompre.

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Pour corser le tout, son seul ami est un homme.