Soudain j’ai le sentiment d’entendre parler Samantdi. Les mêmes propos, le même parlé.
J’écoute enivré par le dit, par l’accent.
Il faudra que je la relise. Dommage que son parlé ne soit qu’écrit.

Douleur toujours présente. C’est le muscle qui se tétanise sous l’hématome.
J’en parle à l’infirmière.
Oui, me répond elle, il faut prendre du Myolastant.
Ha, et alors ?
Alors, il faut attendre.

Lundi 6
Très peu dormi. Toujours cette douleur intense. Jambe bloquée. Je suis obligé de demander à l’infirmière de nuit de m’aider à me lever. Je suis en état de rage folle. Je comprends qu’elle est de mon côté et que quelqu’un n’a pas fait son travail.
Après le petit dej’, je pars en maraude dans le couloir, tombe sur le toubib, lui déballe tout.
Il prend les choses en main et me fait immédiatement donner le remède adéquat.
Une heure après, je revis. Même si la douleur est encore présente, elle à fortement diminué. Je peux poser ma main sur ma cuisse sans gémissement de douleur.
J’apprendrai plus tard que le médecin a très mal pris cette affaire. J’espère que des comptes ont été réglés.

J’ai de nouveau un voisin de chambrée.