J’aime les polars, mais j’ai tendance à privilégier les auteurs femmes.
Des anglo-saxonnes comme Sarah Paresky, Val McDermid, Lynda LaPlante ou Sandra Scoppettone.
Des françaises, Fred Vargas bien sur, Maud Tabachnik, Andréa H Japp et même Virginie Brac.

"J’avais dû émigrer momentanément, le FBI me poursuivant de ses assiduités. Ma mère, française d’origine, m’avait appris sa langue. Je me débrouillais pas trop mal. Sauf avec les chauffeurs de taxi. D’abord les taxis sont plus difficiles à trouver qu’à New York, ensuite leurs chauffeurs ont l’a détestable habitude de parler avec une Gauloise plantée au coin de la bouche ce qui me les rend complètement incompréhensible."

Je tournais rapidement quelques pages, picorant par-ci par-là quelques lignes, un demi-paragraphe. Une bien mauvaise habitude qui me reprenait à chaque fois que j’avais un doute sur l’intérêt d’un livre.
Finalement je compris qu’il avait trouvé un squat avant l’heure dans un foyer abandonné de la SNCF.

En fait il ne se cachait pas que de la police, ayant trempé dans un vicieux trafic de fausses cartes de ravitaillement pour l’armée, avec au passage un peu de contrebande de pastis frelaté et de whisky qui rendait aveugle.
Il y avait même un passage sur un ténor, une basse et un sablier mineur à la recherche d’une sixte auquel je ne compris rien.

Dégoûté je jetais le livre sur la table de l’entrée, me promettant d’en dire un mot ou deux à Julien, et me replongeais dans la lecture de "Le Quatrième Pouvoir" de Juan Gimenez.

  • Ma participation au Sablier du blogueur
  • Petit jeu inventé par Kozlika et géré cette fois ci par sa jumelle cybernétique Samantdi.