Lundi, je fus pris d’un grand coup de blues. Alors je suis allé faire un tour du côté de mes balades adolescentes.
Je cherchais longtemps, le temps ayant accompli son œuvre. Les arbustes devenues arbres, La broussaille transformée en tousque. Le plat paysage remplacé par une forêt drue engonçant le chemin.
Quelques repères existaient encore cependant. Le champ fraichement labouré, le vallon des fossiles qui avait perdu ses trois pins dont il ne restait que les souches vigoureusement envahi par de cohortes d’insectes.
Je n’étais pas loin de mon but. Je savais qu’en continuant le chemin j'arriverai à la carrière de meules, dont quelques exemplaires brisés en cour de taille restaient les seuls témoins.
Ce serai pour une autre fois.

Je fis demi tour et l’aperçu alors, dos rond au dessus de la cime des arbres.

Je m’élançais à travers la végétation luxuriante, récoltant force griffures et humidité.

Enfin il s’érigea devant moi : Roucas Traouca

L’éléphant de pierre.

C'est mon grain n°2 pour le Sablier Givré de Kozlika

Malgven a gentiment piquée chez moi l'amorce de ce grain.