C’était le soir béni où l’air était tiède et sentait la montée de sève. Le soir attendu où la fenêtre était enfin ouverte et où je brûlais d’envie d’être en manches courtes.

J’avais beau rêver à qui mieux mieux, ça ne changerait rien, il faisait froid, glacial même, la fenêtre était condamnée, clouée, vissée pour que personne ne puisse l’ouvrir. Le ciel est d’un noir dense, plus de lumière. L’air ne sent pas la sylve, mais la charogne, le brulé, brassant la poussière nauséabonde et les miasmes mortels.
L’eau commençait à manquer, la nourriture avait disparu, avalée par des bouches goulues, ou de moins ce qu’il en restait.
Les voix se sont tues une à une dans des râles de douleur.
C’est vrai que pour les survivants c’est l’enfer.

Ils ont fini par la faire péter leur saloperie de bombe.

Il ne restait encore moins de grain7, mais à l'extérieur, Givré fut le Sablier de Kozlika