Blogue de Zub

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Conférence.

Il m’arrive souvent des choses bizarres. En ce moment ce sont des petits coups de malchance. Le magnétoscope qui change les canaux, mon disque dur qui se met en grève...

Plus troublant, il y a quelques années, j’ai vu un OVNI !

Ca y est le débat partait en biberine. C’est avec une certaine réticence que j’avais accepté d’y aller avec Séverine.

Le thème annoncé :

Paranormal : qu’en reste-t-il dans notre société de consommation ?

me semblait du plus douteux.

Après quelques discours pompeux en guise d’ouverture. La parole fut donnée au public.
Celui-ci ressemblait à un rendez-vous de hippies sur le retour. Parsemant la salle, on trouvait quelques premiers de la classe en costard trois pièces, le micro portable remplaçant l’attaché-case.

Le défilé d’illuminés commença. Chacun y allant de son expérience. Il fallait vraiment être copieusement atteint pour croire avoir vu des ovni et autres petits hommes verts.
Ou d'une autre couleur!
Il n’y manquait que les sorcières, mais je suppose qu’il suffisait d’attendre.

Des éclats de voix violents me ramenèrent au débat.
Un grand escogriffe boutonneux était aux prises avec une petite boulotte grêlée de taches de rousseur et de lunettes à verre en cul de bouteille.
Si je compris bien l’objet de leur querelle, lui défendait les soucoupes volantes en forme de porcelaine de Saxe et elle de vaisseaux semblable à ceux de l’Empire.

Tirant Séverine par la manche, nous sortîmes sous un ciel délicieusement étoilé.
Le câlin qui suivit plus tard dans la nuit, ne dû rien au paranormal.

Romance

Elle était entrée dans la petite échoppe du vieil indien qui vend des cigarettes de l'autre côté de la route à l'endroit précis où commence la réserve juste en face du "diner" de banlieue où elle travaillait comme serveuse et c'est là qu'elle l'avait rencontré…

Et ça y est ! C’est parti !!!
Il était encore bon pour un film à l’eau de rose.

Méroflède ne vivait que dans cet univers. Elle s’appelait en réalité Simone, mais se piquant de médiéval, elle avait trouvé ce prénom dans le livre d’un historien. Méroflède avait été l’épouse momentanée d’un obscur roi mérovingien du nom de Charibert.

C’est vrai que Simone ça ne lui allait pas du tout. Ca faisait boulotte sur le retour.
Lui aurait plutôt choisi un prénom comme Aline.
Elle était assez grande, mince et souple, une silhouette à damner un saint, avec juste assez de seins pour harmoniser le tout.
Il était resté sans voix le jour de leur rencontre, et n’avait plus qu’une chose en tête : il la lui fallait.
Il ne pouvait pas laisser passer une telle occasion. Une fille pareille c’est le couronnement d’une carrière de dragueur forcené.

Maintenant il était là, comme un c…, à regarder un film débile en affirmant avec conviction qu’il le trouvait charmant.
En plus malgré une cour des plus assidus depuis deux semaines, il n’avait pas encore pu la traîner au lit. On aurait dit qu’elle faisait une allergie. Chaque fois qu’il l’embrassait, elle acceptait bien que ses mains furètent sous son pull, mais refusait obstinément d’aller s’allonger.

Et quand, n’en pouvant plus, il se sentait prêt à la laisser choir, il retombait sous le charme de son regard.

Abandonné au fond du canapé, broyant du noir, il se tourna machinalement vers la fille. Un œil amusé le regardait. Un immense éclat de rire suivit. Abasourdi il se redressa.
Roulée en boule sur le canapé, elle avait du mal à contenir son fou rire. Manifestement elle se moquait de lui.

Quand elle repris son sérieux, le visage inondés de larmes, elle hoqueta quelques mots avant de repartir de plus belle.

Ce ne fut que plus tard, au resto, qu’il avait eu le fin mot de l’histoire.
Sylvie, puisque c’était son nom, avait été mise au courant de ses dons de coureur par Anne, une amie commune. Elle lui avait donc monté ce bateau.
Il avait beau être beau garçon, ce n’était pas son style. On en resterait donc là.

Ramassant son sac, elle sortie avec un vague adieu du bout des doigts.
Il resta seul, dépité, avec l’addition à payer.

Aérial

Ce matin, j'ai été réveillé par la gardienne qui glissait sous ma porte le courrier de samedi. Je suis allé le récupérer encore un peu endormi. L'une des trois enveloppes n'avait pas réussi à passer sous la porte. J'ai tout de suite reconnu le format d'un CD. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un nouveau cadeau de Jules qui, adorablement, m'envoie de temps à autre un enregistrement original. Je me trompais.

D’abord, je tiens à bien préciser que c’était Julie qui me faisait adorablement des cadeaux. C’est à cause de ma mère que je dis Jules. Au moins comme ça j’ai la paix. Pas d’explication sans fin à donner.

Bon, c’était bien un cd. Mais si ça m’était bien adressé, ce n’était pas l’écriture de Julie. Et pas de nom de l’expéditeur.
C’était le dernier cd de Kate Bush, Aérial.
Il en avait été beaucoup question ces derniers temps sur les radios. Dix ans qu‘elle n’en avait pas fait.
Mais qui avait bien pu me l’envoyer ? je ne me souvenais pas en avoir parlé à quiconque, et , même en cette période, je ne croyais pas à un coup du Père Noël.
Mystère à éclaircir.
Les autres enveloppes étaient moins réjouissantes. La facture EDF et mon dernier relevé de compte. Les deux dans le rouge comme d’habitude.

Résigné, je retournais me coucher, non sans avoir placé dans le lecteur mon cd cadeaux.
J’ai bien le temps de découvrir qui m'a fait ce petit plaisir matinal.

Nom de nom!

Peut-être que certains d'entre vous se demandent d'où vient le nom de ce blog : Le Blogue de Zub.
Ceux qui me connaissent pourraient en avoir une idée. Fausse je tiens à le préciser.
En effet qui pourrait bien savoir ce qui m’est passé par la tête le jour où, pris d’une envie soudaine, je me décidais enfin à ouvrir mon blog. Moi-même je ne le sais pas.
Alors vous l’expliquer !

Encore que l’on pourrait faire un peu de sémantique, d’explication de texte.
Mais pour dire quoi ?
Ca veut dire quoi « Zub » ? Rien d’intelligible, de concret.
Vous connaissez vous quelqu’un ou quelque chose qui se nomme ainsi ?
…….
Ah ! Vous voyez !
…....
Quoi ? Un diminutif ? Et de quoi ?
Sortons le Petit Robert.
…….
Ben non. Pas de mot commençant par z, u, b. Y’a bien zup, mais je ne vois franchement aucun rapport.

Bon c’est tout ce que vous vouliez savoir ?
Alors je peux retourner à mon fauteuil et écouter tranquillement du Bluegrass en sirotant un verre de zubrowka bien glacé.

Marie rua. Na!

Elle lisait La Peste.

Il faut que j’en parle. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. Je n’ai pas compris tout de suite. En fait, je crois, je ne suis pas sûr, je n’ai sans doute pas encore tout compris.

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Le sablier du J-10

C’était il y a longtemps. Trois cents millions d’années, trente millions d’années, trois millions d’années, je ne sais plus trop, ma montre s’est arrêtée. La petite équipe avait trouvé refuge dans une bonne grotte comme on en trouve dans les livres de paléontologie, et le chef avait ordonné qu’on y resterait quelque temps.

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Rencontre éphémère

Amour, parce que comme tout le monde j'en ai besoin. Plein.
Bleu, parce que c'est joli, le bleu. Parce que mon âme en est pleine, de bleus.
Couette, fidèle compagne, seule chaleur de mes nuits (sauf des fois).

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Pour une baguette de pain

Vingt heures moins quelques minutes, quinze personnes attendent la dernière fournée dans la boulangerie. Tout le monde se regarde en chien de faïence. Soudain, un coup d'interphone. Depuis l'arrière-boutique, le patron annonce que c'est prêt. La boulangère disparaît quelques instants, puis revient avec une panière chargée de... dix baguettes seulement. De toute évidence, il n'y en aura pas pour tout le monde.

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Billet en sablier

Grand jeux blogueste lancé par Kozlika.

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Un travail éreintant

« Saute d'humeur et coup de gueule sont à venir. Passez votre chemin si vous êtes une âme sensible. Et si vous vous décidez quand même à entrer, prévoyez les tampons auriculaires, ça va hurler ! »

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