Blogue de Zub

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Rêve

Belle et souriante, comme la promesse d’un amour toujours ensorcelant.
Fine et souple, comme ce vent léger souvent tourbillonnant.
Lumineuse et rayonnante, comme ce crépuscule flamboyant.

De bleu et de rose se teinte ta vie
De noir et de nuages s’écoule la mienne.

Tu vis et je pleure
Tu ris et je meurs.

Sombre destinée
Avenir radieux

Le bleu de tes yeux enflamme les miens
La saveur de tes lèvres ranime mes sens

Je t’aimes comme un damné
Sorcière tu le sais

De ton balais tu me m’écarte
De mes caresses te rapproche.

Dans ton corps tu me noie.
Dans ton âme je me perds.

Ateliers mémoire

Allez savoir pourquoi, honnêtement je ne me souviens pas de la raison, mais je participe à des ateliers mémoires.

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Resto pakistanais

Elle est assise en face de moi, sereine, majestueuse, belle à en crever.
Nous sommes dans un restaurant Indo Pakistanais où, à part le majordome en grand apparat, nous ne comprenons pas ce que nous dit le personnel.

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Réveil souriant

Dans l’ombre pale du petit matin, je devine son sourire émergeant du plus profond de ses rêves.
Un rayon de lumière filtra entre les rideaux entrouverts éclairant d’ocre ses yeux ensommeillés.
L’azur de son regard fixa le vide du réveil.
Lentement elle examina la chambre.
Découvrant ma présence, elle se redressa souplement.
L’ovale de son visage d’albâtre, adouci par le crépuscule matinal, s’illumina soudain.
Conquérante, l’allure altière, elle se dirigea vers moi et posa ses lèvres sur les miennes.

Et ce qui s’ensuivit,…............ C'est une autre histoire.

Nuages

Tel est le thème de Février. Difficile est le choix.

Je vous en laisse juge.

Un petit clic sur l'image et... chargement un peu long (9,1Mo)... n'oubliez pas me monter le son.

Petite sauterie

C’était le soir béni où l’air était tiède et sentait la montée de sève. Le soir attendu où la fenêtre était enfin ouverte et où je brûlais d’envie d’être en manches courtes.

J’avais beau rêver à qui mieux mieux, ça ne changerait rien, il faisait froid, glacial même, la fenêtre était condamnée, clouée, vissée pour que personne ne puisse l’ouvrir. Le ciel est d’un noir dense, plus de lumière. L’air ne sent pas la sylve, mais la charogne, le brulé, brassant la poussière nauséabonde et les miasmes mortels.
L’eau commençait à manquer, la nourriture avait disparu, avalée par des bouches goulues, ou de moins ce qu’il en restait.
Les voix se sont tues une à une dans des râles de douleur.
C’est vrai que pour les survivants c’est l’enfer.

Ils ont fini par la faire péter leur saloperie de bombe.

Il ne restait encore moins de grain7, mais à l'extérieur, Givré fut le Sablier de Kozlika

Cauchemar

Ce matin, derrière la petite porte du n°5, des trucs pas très ragoûtants… Un œil orange et gélatineux, et un alien bleu à cheveux verts.

Je me réveillais en sueur, haletant. Toujours le même cauchemar. Cela avait commencé deux jours après avoir quitté la planète Zxhyw$waek. Je me dirigeais vers le système solaire Kakkukkak, où, semblait il, il y avait une vie intelligente. Je venais à peine de sombrer en hypersommeil que les apparitions apparurent, me sortant d’un sommeil que seul l’ordinateur de bord était en capacité d’interrompre. Avaient ils envahi le système?

Un long hululement s’incrusta dans mes oreilles, je me senti comme tiré d’un grand fond. Je reconnu les symptômes du réveil de l’hypersommeil. Le cerveau encore brumeux j'entendis la voix douce de l’ordi qui me signalait que nous étions à proximité de la planète Kukkakx#°xyw'k, et me donner ses instructions pour récupérer rapidement. Les yeux encore fermé, je m’assis, respirais profondément plusieurs fois comme conseillé, et soulevais lentement mes paupières.

Un œil orange et gélatineux et un alien bleu à cheveux verts me fixaient.

Il n'y a pas que le Sablier qui est Givré et a un Grain n°6 dans ce jeu diaboliquement mis en scène par Kozlika

Zxhyw$waek

La tripoteuse de tête est rentrée de vacances. On se revoit donc, dans le moelleux de son cabinet. Tout est doux chez elle, les tapis, le fauteuil, son sourire, ses yeux. Pas sa voix. Elle a le phrasé râpeux. Toujours au bord de la quinte de toux.

Depuis que je m’étais échoué sur la planète Zxhyw$waek, après un long voyage intersidéral de 150 années lumière (3 ans en temps relatif), j’allais de surprise en surprise.

D’abord la population autochtone, très intelligente et maladivement gentille, grosse boule de poil reposant sur un glabre tripode massif terminé par une sorte de disque entouré « d’orteils »

Comme nos escargots, leurs yeux, bouche et oreilles émerge de ce corps en fonction de leur besoins.
Essentiellement fructivore ils ne sont nullement dangereux. Ils me proposèrent de m’héberger chez Xwuchhh, ce que j’acceptais courageusement après quelque réticences. Je ne les connaissais pas bien alors, mais leur choix fut judicieux. Son appart ? Lieux de vie était confortable et curieusement adapté à mes besoins. Je mis longtemps à déterminer le sexe de mon hôte. Mais comme par je ne sais quel miracle nous réussîmes à communiquer.
C’est ainsi que j’appris les us et coutumes, et même plus, de ce peuple étrange.
Ils vécurent longtemps dans des guerres acharnées et génocidaires jusqu’au moment où la raison l’emporta. Depuis, après avoir quand même éliminé tous les capitalistes, accapareurs de richesses et autre tarés du même genre (ce sont ses propre mots !!!), ils menaient depuis une vie tranquille où chacun prenait et recevait en fonction de ses besoins.
Il me semblais que dans la société il est nécessaire d’avoir des gens qui font, fabriquent, en un mot agissent pour que tous puissent avoir ce dont ils leur permet de vivre. Je lui fit part de mes réserves, mais elle les avait déjà comprises.
« Tout le monde, avec ses compétences, œuvre et agit pour l’ensemble de la société.
En exemple elle m’expliqua son propre rôle. Xwuchhh m’indiqua qu’elle était de sexe F. Leur mode de reproduction était bien entendu sexué, mais les zones de plaisir et de reproduction n’étaient pas les mêmes.
La reproduction avait besoin d’une préparation/mise en forme particulièrement délicate. Et c’est là qu’elle intervenait. Leurs organes reproducteurs étaient cachés bien au chaud sur leur tête, bien enseveli sous les poils. Il leur fallait donc un massage particulier, appelé tripotage, pour déclencher le cycle de reproduction. Mais c’était particulièrement épuisant et elle se retrouvait à la fin dans un état tel qu’il l’entrainait dans une stase, appelé vacance, lui permettant de récupérer.

Je vis un œil malicieux surgir de sa masse de poil, « Tu veux que je te fasse un tripotage ? »

%$$€** khywwxz grain n°4 Sablier Givré ftyr Kozlika

Vocabulaire

Puisqu’un (ou une) internaute est arrivé(e) ici en tapant dans son moteur de recherche favori « comment se faire dévierger + image », je vais me permettre de donner quelques conseils à ce sujet, afin que les suivants qui viendraient par le même chemin ne soient pas déçus.

D’abord employez des mots juste, si ce qui vous intéresse est un manuel de dépucelage illustré et que vous voulez paraître instruit, dites ou écrivez « dévirginiser », ça fait quand même plus sérieux.

Moi ce qui m’intéressait et qui était le cœur de mon billet, c’est le massacre exécuté par le gouvernement brésilien avec la construction de la Transamazonienne.
Pour qualifier cette déforestation à la tronçonneuse j’ai inventé l’expression « dévierger » illustré par nombre de photos pour faire prendre conscience du problème.

Si maintenant, même les amateurs d’image porno se permettent aussi d’inventer des mots !!!

C'est mon grain n°4 pour le Sablier Givré de Kozlika, qui se mit au fourneau et emprunta à Pascal le début de Keywords

Crise

Oups, ça fait bizarre, non? Avant, il me parlait de mon succès assuré en amour, de mon impatience coupable au travail, de mes relations sociales asymétriques et là, une citation sur les gens qui se croyaient indispensables.

Ce n’était pas de très bon augure dans cette période de crise et de difficultés financières empoisonnant le climat de notre société. Aggravé par l’irresponsabilité de nos PDG et autres administrateurs qui se servaient à qui mieux mieux dans la caisse. Pillant les ressources de la boite pour s’attribuer des salaires mirobolants.
Nous avions eu droit à des notes circoncises nous appelant à faire des économies drastiques pour redresser l’entreprise.
Des charrettes de licenciement étaient, si on en croyait les soi disant bien informé, déjà faites.
Devrais je m’inquiéter pour mon poste ?
Responsable du service Recherche et Développement il est évident que c’est important et indispensable pour l’avenir de l’usine. Etait ce une manière déguisé de me mettre en condition pour l’ANPE ?

Vous imaginez mon état d'esprit lorsque la secrétaire vint me dire que le DRH sollicitait ma présence dans son bureau toute affaire cessante. C’est tremblant que je parvins à son bureau pour être accueilli par une franc sourire et une vigoureuse poignée de main.

« Votre demande à été acceptée, vous êtes promus directeur de notre agence de Singapour. Vous prenez vos fonctions immédiatement. Toutes mes félicitations. »

C'est mon grain n°3 pour le Sablier Givré de Kozlika

Saperli plongea chez Mavie et trouva Oro scope pour notre plaisir.